Azalaï, Retour au désert
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  • Film de Thierry Bugaud
  • Durée : 97 min - 2013 - Mali
  • AZALAÏ (45’). Au nord du mali, à la lisière du grand Sahara, vit un peuple nomade. Ils sont des gardiens de l’Islam. Un ancien voit partir ses enfants pour la grande caravane... l’Azalaï. Par cette aventure, il raconte comment vivent les Kountas depuis la venue de leur prophète. En quarante jour, M’Barak, Bouillrak et cinquante dromadaires marcheront 1500 kms pour ramener 6 tonnes de sel de la mine de  Taoudenni, à la frontière de l’algérie. À Imilach’, les vieux sont inquiets pour leur avenir car la pluie se fait de plus en plus rare... 6 mois de repérage, 4 mois de tournage dans des conditions extrêmes et 2 ans de montage furent nécessaires pour la réalisation de ce film. “Des images époustouflantes (...). Une grande dignité, un profond respect percent l’écran.” (L’indépendant). “Passionnant.” (Midi Libre). R E T O U R   A U   D É S E R T (52’). Après plusieurs reportages en Côte d’Ivoire (Les Mercenaires, Le Sens de l’écoute) et au Burkina Faso (La Terre des hommes intègres), Thierry Bugaud, réalisateur passionné par l’Afrique, s’apprête à tourner, dans le désert, avec deux équipes de techniciens, le documentaire Azalaï, sur les Kountas, nomades et marchands de sel du nord du Mali. La première équipe part filmer le retour des caravanes sur le fleuve Niger. De leur côté, Thierry Bugaud et Kristof Bonfils, deux jeunes Parisiens, vont vivre une aventure humaine étonnante, que nous partagerons avec eux dans ce film : traverser le désert avec les Kountas, en parcourant 1.500 kms en 40 jours, à pied et à dos de dromadaire… Les Kountas, dirigés par le grand Marabout Sidi Mohammed Ould Heital, vivent près de Tombouctou. Deux fois par an, ils organisent une grande caravane de 50 dromadaires pour aller quérir le sel à la mine de Taoudenni, au cœur du Sahara, à la frontière de l’Algérie. Ils traversent ainsi l’une des régions les plus arides du monde, dans des conditions extrêmes. Pourtant, Thierry et Kristof n’imaginaient pas ce qui les attendait : les nuits glaciales, la faim, la soif, l’épuisement et même la discorde. Le commentaire est écrit par le caméraman Kristof Bonfils, réalisateur des films Le Songe de Narcisse et Les Larmes des anges. Il nous entraîne dans un road-movie hors du commun et nous livre les peurs et les  découragements que Thierry et lui ont pu ressentir au fil des jours. Thierry Bugaud nous raconte, avec un certain humour, malgré le contexte difficile, comment sa « cohabitation » forcée avec Kristof, dans l’immensité du désert, au milieu d’hommes rudes et aguerris, a parfois créé des tensions intenses, qui ont failli mettre en péril leur amitié, ainsi que les impératifs à respecter pour le tournage de leur film. ristof et Thierry, ce voyage a été un véritable parcours initiatique. Malgré leurs souffrances physiques intenses, ils sont parvenus à atteindre un certain apaisement spirituel. Ainsi, en traversant le désert du Mali, d’une beauté aussi magique qu’effrayante, et en côtoyant ces hommes fiers et courageux, ils ont été confrontés à leurs certitudes et à leurs doutes. En leur faisant dépasser les limites de leur endurance physique et psychologique, ce périple parsemé d’épreuves les a profondément marqués et leur a donné des enseignements essentiels sur le sens de leur existence. Au-delà de l’aventure humaine très éprouvante, ce film nous invite aussi à découvrir une image majestueuse et sereine du monde du désert, habituellement considéré comme redoutable et hostile…