Jean Rouch et Germaine Dieterlen, l'avenir du souvenir
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  • Film de Philippe Costantini
  • Durée : 54 min - 2011 - Mali
  • En décembre 2003, Jean Rouch se rend au Mali, en pays dogon. Depuis la mort de Germaine Dieterlen avec qui il tourna les cérémonies du Sigui et plusieurs films sur les rituels funéraires, Jean Rouch souhaitait ardemment que des funérailles traditionnelles lui soient célébrées comme ce fut le cas pour Marcel Griaule (chef de la mission Dakar - Djibouti en 1931) qui révéla le peuple Dogon. Jean Rouch, fils spirituel de Marcel Griaule, retrouve ainsi à Sangha les fils des informateurs avec qui Germaine et lui travaillèrent tout au long de ces années de tournage et de recherche. Il évoque avec eux le souvenir de cette relation singulière établie par Marcel Griaule et poursuivie soixante ans durant par celle que les Dogons appellent “Madame l'Éternelle”. Fidèles au souhait de Jean Rouch, disparu brutalement avant la cérémonie prévue, les Dogons rendent leur hommage en inhumant un mannequin dans une grotte funéraire et élèvent ainsi cette grande dame au rang d'ancêtre.



    “Ce devait être la cérémonie funéraire pour Germaine Dieterlen, ce fut aussi un peu celle de Jean Rouch (...). C'est ce moment étrange de passation des savoirs, cet adieu aux Dogons et à lui-même, que le film a saisi (...). Un bel hommage du village à celle qui était pour eux Yassiguiné, la soeur des masques. Pas seulement une ethnologue, une initiée donc, tout comme Rouch. Après leur départ, les Dogons n'ont pas seulement la mémoire de leurs dialogues avec Germaine, de leurs tournages avec Jean Rouch, ils ont aussi les photos de Germaine et de Jean. Et les films.” (Libération).


    Bonus : diaporama de photos de tournage.