TON CŒUR EST PLUS NOIR QUE LA NUIT
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  • Film de François Zabaleta
  • Durée : 85 min - 2019 - France
  • Suite à une expérience de mort imminente, Jean voit sa vie et ses convictions bouleversées. Pour trouver des réponses aux questions qui le hantent, il s’essaie, par désespoir, à une forme particulière de spiritisme, la transcommunication expérimentale (dans laquelle on capte les voix des défunts avec un magnétophone). Une voix se fait entendre. Elle lui parle d’une autre vie dans laquelle ils se seraient connus et aimés. Elle donne des noms, des lieux, une époque. Sceptique mais troublé, Jean mène l’enquête sur cette possible vie dans lequel, pendant quelques années, il aurait été un homosexuel libre et heureux avant de finir ses jours, en compagnie de l’homme qu’il aurait aimé, internés sur dénonciation, dans un camp de concentration allemand de l’est de la France. Sélectionné au FESTIVAL CHÉRIES-CHÉRIS en 2014. Sortie en octobre 2017 à Paris au cinéma LE SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS, dans sa section LES DÉCOUVERTES DU SAINT-ANDRÉ-DES-ARTS. « L'esthétique du film fait penser à celle de La Jetée de Chris Marker (un récit et des photos en noir et blanc), d'autant qu'avec Ton cœur est plus noir que la nuit nous voyageons aussi dans le temps, davantage vers le passé, toutefois, que vers le futur. Et puis, il y a la voix-off lancinante, articulée, concise, cette voix entraîne indubitablement le spectateur vers une aventure spirituelle originale. » (Éric Derobert, POSITIF). « L’écriture est sublime, pleine d’esprit, de références, tour à tour mélancolique, surprenante, émouvante. Les chapitres se succèdent, on s’abandonne, on se laisse emporter ailleurs, au cœur d’une fiction très convaincante, au goût de réel très fort. Le regard personnel de François Zabaleta, sa façon de mêler intime et universel, vrai et faux, réalité et fantasme, font de cette expérience de cinéma un moment hors norme. Un pur moment de cinéma, qui relève presque de la transe, plein d’intelligence, de sensibilité et de courage. » (Gaspard Granaud, POP AND FILMS).

    BONUS : LA NUIT PROVISOIRE (28’, 2018). Arnaud Tisserand est un homme de presque soixante ans. Toute sa vie il l’a vécue dans un monastère bénédictin du centre de la France. Toute sa vie il a été le serviteur d’un Dieu auquel il ne croit plus. C’est un homme désormais orphelin de son unique raison d’être. C’est un errant sans colonne vertébrale qui, avec sa foi, vient de perdre son soleil et sa boussole. De la vie, il ne connaît que la prière, la contemplation, la quête spirituelle. Jusque-là, pour ses prochains, il a été un frère, un confesseur, un directeur de conscience. Mais jamais vraiment un homme, un comédien du grand théâtre social. Privé du recours à la transcendance, il plongera, la tête la première et sans savoir nager, dans le grand bain de l’existence de ses frères humains. Texte, voix, image, montage, mixage, réalisation : François Zabaleta


     


    Avec Jean-Yves Arrivé, Carole Lesguillon, François Zabaleta, Hervé Joseph Lebrun, Pierre-Valéry Archassal